« Retour au blog de moripe

Des nouvelles contre l'homophobie

Ma nouvelle pour la lutte contre l'homophobie.

Respect des jeunes.


Mai 2005, 10h30.
Je me sens seul, je suis à la recherche de la découverte de l'autre, à la découverte de moi-même. J'ai ressenti de la passion pour un jeune homme qui passait souvent devant ma fenêtre. La vingtaine, les cheveux courts châtain clair, les yeux noirs, des petites pommettes mais surtout un style vestimentaire à craquer, un vrai skater... Il aimait bien ce sport d'ailleurs, il passait souvent en skate devant la maison. Je me décidai, il fallait que cela se fasse aujourd'hui, il fallait que je le rencontre, que je fasse connaissance avec lui, il fallait que nous nous rencontrions. Regardant derrière ma fenêtre ce beau brun, j'aimai le voir passer, faire des allers retours, faire des ollies, des 360 sur le bord du trottoir. Il était souvent accompagné par ces amis, mais aujourd'hui le jeune ténébreux était tout seul c'était l'occasion où jamais. Je pris donc mon courage à deux mains et je décidai de sortir de mon terrier, d'aller le rejoindre, je pris mon bike pour aller le rejoindre, faisant des petits sauts sur le trottoir étant face à lui, et puis je cherchai un moyen de le voir, de le rencontrer, d'entrer en contact avec lui... mais comment faire ? Je réfléchissais rapidement car l'après midi était déjà bien avancé, il fallait trouver un moyen, provoquer l'accident du genre involontaire. Le voilà le moyen de rencontrer en contact, mais il ne fallait pas que je le blesse, où alors mes espoirs de passer des moments agréables avec lui aller s'envoler. Après deux ollies, je m'approchai de lui et là profitant qu'il roulait à petites vitesses, je l'heurtai, il s'appuya au guidon de mon vélo, et commença à me crier dessus mais pas trop méchant :
« - Tu ne pourrais pas faire attention ???
- Désolé je rêvassais je ne t'ai pas vu ! », lui dit je avec la plus grande innocence, « je te vois souvent effectuer des passes avec ton skate devant chez moi tu es vraiment doué.
- C'est gentil, je m'entraîne un petit peu tous les jours, je désirerai remporter le trophée de la ville pour pouvoir participer au Ride champion League
- C'est cool, tu es vraiment doué, je me présente Micka, j'habite juste en face
- Nico, j'habite un petit peu plus haut... »
Et voilà le contact était noué, on passa la fin d'après midi ensemble, on partageai notre passion, en entrant à tour de rôle des ollies, des 780, des One Wheel manual (figure en skateboard qui consiste à rouler que sur une seules des 4 roues), on décida d'aller chez lui, c'était super sympa, car il ne me connaissait ni d'Adam ni d''Eve. Arrivé chez lui, il me fit entrer dans une villa qui était magnifiquement décoré, des murs blancs cassés, des tapis rouge disposé au sol et un mobilier du style 15ème siècle. Il me proposa un verre, que nous prîmes sur sa terrasse. Là le jeune homme sorti de dessous sa télé une console de jeu avec un jeu de skate, le rêve quoi. Une partie, deux parties, des duels... et puis tout en jouant on discutait, on faisait plus ample connaissance, moi je ne me cachai pas, et d'ailleurs pourquoi le cacher, j'aime les mecs, et lui j'arrive à comprendre qu'il n'a jamais essayé mais que cela ne le dérangerai pas de tester pour comme il m'a dit « ne pas mourir con ! ». Là voilà la bonne occasion qui se présentait à moi, alors pourquoi ne pas tenter ma chance, mais pas aujourd'hui, notre connaissance était trop fragile, il m'aurait sûrement pris pour un fou. Je lui proposa donc de nous revoir le lendemain après-midi, afin de rentrer des ollies et autres tricks ensemble. Ce qu'il accepta. La nuit que je passa entre ces deux jours fut la plus belle, douce, je ne rêvais que de lui, il hantait mon esprit et mes rêves. Ce bel Apollon !!!
Le lendemain, je ne scrutait plus l'extérieur, je scrutait l'horloge, j'attendait avec impatience l'heure cruciale, les fameuses 13h30, l'heure pour me rendre au skatepark afin dc m'éclater avec le beau Nico. La matinée fut extrêmement longue, je languissais tellement de me retrouver avec ce beau gars, qui mourait d'envie de tester l'acte suprême avec un garçon. 13h30 au cadran, je me rendis donc au skatepark, il était tout seul et m'attendais déjà, on entra encore des tricks durant toute l'après midi, enfin l'heure passant je lui proposa qu'on aille finir la soirée chez moi, il accepta avec plaisir.
La journée s'est donc terminé sur mon lit, on a joué a ma station de jeu et là j'entrepris l'acte, ma main passa au travers de ces jambes, pour venir le caresser, et là mon beau Nico ne s'est pas rétracter, il a eu juste un petit reflex de refus, je lui demanda si cela ne le gênais pas que je continu, « Non vas-y, mais doucement, c'est ma première fois », là je saisie ma manette de jeu, et mit le jeu sur pose, j'ai rapproché mes lèvres des siennes afin de l'embrasser, quel moment exceptionnel, nos langues s'entrechoquaient, tendrement, jamais un baiser n'avait été aussi loin, là sa main est passé le long de mon dos afin d'atteindre mes fesses, sans que je ne me rendis compte, nous étions nus. Nos corps se sont alors enlacés, laissant parlés nos émotions, un instant chaud et humide s'en suivi, nous fîmes l'amour. Je n'avais jamais autant pris mon pied lors d'un rapport sexuel.
Ce moment exceptionnel fut interrompu par un coup de téléphone, c'était son
Meilleur ami Manuel :
« Qu'est ce tu fous ?
- Ben, Manu je vais être franc avec toi, tu me déranges !!!
- Ah bon en quel honneur qu'est ce que tu fais ?
- Là j'étais entrain de prendre mon pied si tu vois ce que je veux dire
-Tu l'a levé où cette meuf ?
- Ben en fait c'est pas une fille, c'est un magnifique gars qui habite pas loin de chez moi, et il est super gentil et j'ai craquer tu vois !!!
- Ah mais t'es une tafiole, ne m'approche plus, plus jamais
- Mais, Manu,... » Trop tard, le Manu avait raccroché.
La mine déconfite, Nico commença à se revêtir, je voulu le retenir, mais énervé il me lança : « on est allé trop loin, ne m'approche plus » il parti en courant, sur le coup, je ne compris pas ce qu'il se passait. Je fondit en larme... qu'avait je fait ? Je ne sais pas. Enfin je lui poserai la question demain matin quand j'essayerai de le rencontrer inopportunément devant chez lui. Ma nuit fut plus tumultueuse que la précédente, je ne trouvais pas mon sommeil, je repensais à cette fin d'après midi assez chaude, son parfum flottait encore sur ma couette, ce sentiment était presque évanoui lorsque mon portable se mit à vibrer. C'était un texto de sa part :
« Mika je suis désolé, j'ai réagi comme un con, un seul mot une seule parole et j'annule tout !!! » Comment résister à l'appel de cette âme en perdition ? Je ne puis, je pris donc mon portable et lui proposa, crédule, que l'on se voit le lendemain matin pour en discuter. « On se donne rendez vous à 10h00 au skatepark. » No problème pour moi, j'y serai. Réveil réglé sur 8 heures du matin, je me sens prêt à m'endormir.
Je me rappellerai toujours, ce vendredi 13 mai 2005, je portai mon plus beau pull de ma garde robe, un pull blanc à capuche comme j'aime un peu le style racaille, je portai un jean bleu classique et une ceinture à clapet à la couleur du rainbow flag. Lui, il portait une sorte de jogging uni très sportif, avec le logo au crocodile. Il m'attendait, là tout seul au milieu du skatepark vide... ;
« Mika, je suis désolé, finalement, ce n'est pas cela que je cherche chez une personne, je ne supporte pas les pénis, le mien me suffit, j'ai pas besoin d'un autre
-Mais... tu m'as dit... » Je n'eu pas le temps de finir ma phrase, que des dizaines de gars déboulèrent d'un petit peu partout dans notre lieu de rencontre, certains été armés de barre de fer, d'autres de matraques, et certains préféré utilisés leur poings pour s'acharner sur mon corps, il vociférait de telles sortes que cela aurait du réveiller un sourd. « Espèce de tafioles, tu aimes prendre des coups vas y !!! Tu kiffes petites putes !! Tu en veux encore sale pd !! » Effondré au sol, je me protégeai le visage afin de le préserver au maximum, les gens s'arrêtaient aux abords du skatepark mais ils préféraient regarder plutôt que d'intervenir, faut dire qu'ils étaient au moins une vingtaine. Et puis j'entendis au loin une sirène police. Serai je le destinataire ? Viendrai t il me sauver ? Je sentais du sang coulait de ma bouche, de mes oreilles, de mon nez, l'un d'entre eux m'avez baissé le jean et m'avait sodomisé avec sa matraque, je sentais même le sang coulait de mon anus, j'avais énormément mal au ventre, je ne me sentais plus respirer. La sirène de police se rapprochant mes agresseurs me laissèrent là tout seul quasi inconscient, pour mort voilà comment il m'avait laissé. Je n'osai pas ouvrir les yeux, de peur que ce soit le moment de répit avant la deuxième partie de l'orage, la seule chose que je ressentais, ce fût mon c½ur meurtrit que mon beau Nico est pu me faire lyncher dans ce guet-apens. Et là, la voix d'un pompier m'indiqua que le calvaire était fini, que j'étais pris en charge, le problème c'est que deux sirènes de pompier avaient retenti sur la ville, je risqua d'ouvrir un ½il et je vis face à moi mon beau Nico, étendu sur le sol les bras en croix et recouvert totalement d'un drap blanc. Je risqua un seul mot, dans des tonnes de sanglots : « Est il ... mort ?
-Malheureusement oui, monsieur, il n'a pas survécu à cet acharnement !!! Avez-vous mal quand je passe ma main ici » les mains gantés du jeune pompier passa sur mon estomac et je me mis à hurler de douleur, les larmes coulaient le long de ma joue, j'avais trop mal pour m'effondrer en larmes, il n'avait pas survécu à cette attaque, en était il le précurseur ? Edith Piaf avait ressenti cette attaque à laquelle je faisais face à présent lorsque son Marcel Cerdan avait eu un accident d'avion : « Mon Dieu, Mon Dieu, laissait le moi encore un peu, Mon Dieu ... », Je refermai les yeux, je ne voulais plus souffrir, je voulais le rejoindre, à ce moment précis je souhaitais qu'une seule chose que j'ai une hémorragie interne, qu'il ne puisse pas la soigner et que j'aille rejoindre mon bel Apollon. Malgré mes nombreuses contusions, par chance aucun organe n'avait été touché, je passerais juste les 12 prochains mois alité afin de pouvoir ressoudé tout ce qui avait été hachuré lors de ce lynchage en règle.
3 mois avait passés, Nico avait été inhumé, j'étais toujours alité même si j'avais pu lui donner un dernier adieu, mon Nico sera mon ange, celui qu'il me protègerait contre toutes ses agressions. La police m'avait interrogé sur cette histoire, je leur avais expliqué toute l'histoire, j'étais tombé amoureux de mon Nico. Une dizaine de jeunes avaient été interpellés par la police, ils avaient avoués leurs implications envers notre double agression, l'un d'entre eux, le fameux Manu avait avoué être l'investigateur de cette agression dont je devais être la seule victime, et que je devais y rester, le seul problème c'est que ces amis ne l'avait pas vu du même ½il et rien que le fait que Nico est voulu réaliser son fantasme cela faisait de lui une sous merde, une tafiole, un sac à bouse... Manu prit 3 ans de prison pour coup et blessure avec intention de donner la mort, et son copain ayant donné le coup fatal à mon Nico prit quand à lui 10 ans de réclusion criminelle pour coup et blessures ayant entraîner la mort, si il prit si peu c'est que le jeune Julien était seulement âgé de 15 ans.
Malgré un esprit dit ouvert, pourquoi tant de jeunes sont homophobes ?
Pourquoi ont-ils besoin de s'exprimer avec les coups ?
Que recherche t il ?

Morgan Muse, le 04/04/08, A Avignon.

# Posté le dimanche 06 avril 2008 06:41

« Article précédent : SIDACTION

Article suivant : Et bien non !!!! »